Lui, il est né dans une rue, un soir de juin, en quarante-trois,
A dix-huit ans il était roi au beau milieu de l’Olympia,
Il a tout connu dans sa vie, tous les honneurs, tous les éclats,
Il collectionne les disques d’or, il en a deux cent soixante-trois,
Moi j’habite en province et je vis dans l’anonymat,
Tous les matins je prends le train à cinq heures cinquante-trois,
J’avais le rêve d’être chanteur enfoui tout au fond de moi,
Mais maintenant il est trop tard, ma vie, est trop loin déjà,
Moi, je ne serai jamais, non jamais, Johnny Hallyday,
Non, je ne serai jamais, non jamais, Johnny Hallyday, (non non non non non …)
Il a embrasé tout Paris, du Stade de France à l’Opéra,
Il est le plus grand des plus grands, il a la plus grande des voix,
Et quand il chante « Que je t’aime », les femmes, sont frappées d’émoi,
Puis il enchaîne sur « Gabrielle » et là, elles tombent dans ses bras,
Moi, je ne serai jamais, non jamais, Johnny Hallyday,
Non, je ne serai jamais, non jamais, Johnny Hallyday, (non non non non non …)
C’est le géant du Rock’n roll, c’est mon idole, ma source de joie,
C’est une étoile dans le ciel où mon regard se noie,
Et certains soirs quand j’ai le Blues, quand plus rien ne va,
Je passe « Bercy quatre-vingt douze » et j’écoute sa voix,
Il me donne la force d’exister mais ça, il ne le sait pas,
Il m’est impossible de penser qu’un jour, il s’arrêtera,
Personne ne peut lui ressembler, personne, ne le remplacera,
C’est un destin exceptionnel …. alors que moi,